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La seule différence qu'il y'a entre l'histoire de la peau de banane et le bègue est que ce dernier ne peut contrôler son élocution (du moins partiellement) et est soumis à porter ces moqueries durant tous les moments de sa vie. Ce qui a souvent pour conséquence d'agraver le problème et de rendre la personne renfermée sur elle-même, timide voire agressive quand quelqu'un lui parle (ce qui n'était pas sa nature à l'origine). Nous allons aller plus loin que les conseils du genre "Ne fais pas attention à ceux qui te critiquent sur ton trouble de la parole ou se moquent de toi...". Il est suffisamment dur pour le bègue de devoir supporter le fait qu'il ne puisse pas, à certains moments, dire ce qu'il a envie quand il en a envie. La simple peur de bégayer crée une tension qui, dès même l'intention de parler, empêche tout écoulement de la parole. J'ai ainsi remarqué que la peur
de bégayer me faisait donc non seulement bégayer mais aussi accélèrait ma vitesse d'élocution sans doute pour finir très rapidement la phrase que j'avais commencé, ce qui avait pour conséquence de dénaturer le sujet de mon discours.
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